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La cinématek

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[Sunday
April 02 / 09:50 pm
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le_cornflake


the virgin suicides de sofia coppola (2000)

une seconde, vous êtes une jeune adolescente et vous habitez dans une riche banlieue américaine. vous êtes belle, intelligente, responsable, et le monde entier semble penser que vous avez tout pour vous. l.instant d.après, vous vous retrouvez chez le psy en train d.écouter le sacro-saint "ta vie ne peut pas être si terrible que ça". sans sourciller et avec une conviction inébranlable, vous répétez les mots de cecilia lisbon, "à l.évidence, docteur, vous n.avez jamais été une fille de treize ans".

alors que le film commence nous la voyons allongée sur le dos dans un bain d.eau rouge, ses poignets ouverts. c.est sa première tentative de suicide et même si elle survit, on se demande bien ce qui a pu l.amener là. cette fille, cecilia, est la plus jeune des cinq soeurs de la famille lisbon autour desquelles sofia coppola a centré le film qui marque son (impressionant) premier essai en tant que réalisatrice. adapté du roman de jeffrey eugenides, the virgin suicides se passe pendant les années 70, dans la banlieue bourgeoise de grosse pointe, michigan (ce qui est également le cas de l.autre excellent roman d.eugenides intitulé middle sex). il fut un temps où les teenage movies tournés dans la banlieue américaine ne préparaient pas le spectateur à un désastre imminent, mais cette tranquille scène suburbaine complétée par des pelouses fraîchement manucurées et une joyeuse famille nucléaire en promenade laisse place à un endroit bien plus sombre où le limon émotionnel fermente tranquillement sous la surface.

sur le mode de la narration-flashback, tim weiner nous raconte ses années de lycée où il était le camarade de classe des soeurs lisbon. 25 ans après leurs morts, il essaie de recoller les morceaux de ce terrible souvenir.
sous leurs crinières blondes, les soeurs lisbon sont le fantasme de toute la population masculine du lycée mais sont les incarnations du fruit défendu: derrière les portes fermées de leur foyer, tout ne va pas bien; il règne chez les cinq soeurs une profonde mélancolie doublée de frustration, leur père étant un prof de math au lycée dominé par une mère dévote à la limite du fanatisme qui ne donne aucun mou à ses filles, ne les laisse jamais sortir avec des garçons (bien que la plus vieille ait 17 ans).

la plus jeune, cecilia, tentera à nouveau de se tuer et cette fois, cet essai sera couronné de succès. après ça, nous assistons à la déchéance de toute une famille, aux restrictions encore plus drastiques du peu de liberté des quatres jeunes filles restantes, à la rupture émotionnelle de leur père et à la névrose de leur mère alors que les feuilles mortes s.accumulent dans leur jardin et que la maison devient absolument dégoûtante.
après leurs vaines tentatives d.émancipation et une relation assez particulière et différente pour chacune d'entre elles aux garçons, elles finissent par se suicider la même nuit, avec quatres garçons présents chez elles.

comme le livre, le film nous donne plus de questions que de réponses, alors que ceux qui voudraient une histoire proprette, un drame psychologique de seconde zone quant à ce qu.il se passe dans la tête des cinq gamines s.abstiennent. la déconnexion émotionnelle (le film entier nous montre des personnes complètement neutres malgrè les événements) est ici de mise et ne laisse absolument rien transparaître, laissant place à toute la spéculation dont vous êtes capable, bien que schématiquement, la répression religieuse semble être une cause évidente. d.autres conclueront que les cinq lisbon voulaient punir leurs parents sans se rendre compte qu.elles en paieraient le prix. dans une scène, l.un des garçons lit le journal intime de cecilia où elle écrit sur "l.emprisonnement d.être une fille". sofia coppola nous laisse le sentiment qu.avec tous ces suicides, nous avons les réponses en main, alors que nous sommes assis au sommet d.un amoncellement de questions.

the virgin suicides semble surtout vouloir évoquer les démons de la middle-class et aussi morbide que le titre puisse paraître, il ne traite pas de virginité ou de suicide: c.est un mélange artistique de drame et de souvenir, de désespoir et de désir, de la perte de l.innocence enfantine.
c.est également un film sur les tentatives et les douleurs de l.adolescence qui, à un moment ou un autre, nous ont tous et toutes affectés.


(notez également qu.aussi bon que ce film soit, le livre est bien meilleur)
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[Sunday
April 02 / 09:20 pm
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le_cornflake


nana de kentarou ootani (2006)

adaptation pour l.écran du best-selling shôjo manga de ai yazawa, nana nous emmène dans l.univers de deux jeunes filles que tout sépare si ce n.est leur prénom et l.appartement qu.elles décident de co-louer après être toutes deux montées à tokyo pour des motifs bien disctincts: l.une pour trouver son indépendance et rejoindre son petit ami, et l.autre pour enfin s.illustrer dans le monde professionel de la musique et égaler son ex devenu rockstar.

il n.y a ni dans le manga, ni dans le film de prétention particulière, si ce n.est de nous offrir une tranche de vie humaine avec tous les petits malheurs et les petits bonheurs du quotidien, d.illustrer les rapports de jalousie, d.attachement, de manipulation... qui peuvent exister entre plusieurs êtres.
mention spéciale à aoi miyazaki, terriblement mignonne dans le rôle de la naïve et attachante nana komatsu.
d.après la rumeur, une suite serait en préparation dans la mesure où le film s.arrête vers la fin du 15e chapitre (c.est à dire au milieu du 5e manga) alors que la série comporte déjà 14 tomes au japon et n.est pas prête de se finir!
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[Saturday
April 01 / 11:09 pm
]

le_cornflake


hedwig and the angry inch de john cameron mitchell (2001)

hedwig and the angry inch de john cameron mitchell, adaptation de la comédie musicale pour la scène du même nom de stephen trask, est une réécriture du conte de fée hansel et gretel dans laquelle le frère et la soeur sont la même personne. hansel est gretel, c.est à dire hedwig et vice-versa. elle raconte son histoire en chansons (puisqu.il s.agit d.une comédie musicale) pendant la "tournée mondiale" de son groupe qui n.est en fait qu.une simple série de concerts dans des restaurants.

Ces chansons évoquent les relations d.hedwig aux trois hommes qui l.ont aidée à se construire à la fois positivement et négativement, récupérant des morceaux de culture glam rock américaine pour se construire enfin une identité qui reste bien trouble. son petit ami à l.époque de la tournée est d.ailleurs joué par une femme et possède une voix extrèmement aigüe, de plus il aime se travestir sous les perruques et dans les vêtements d.hedwig ce qui rajoute une autre dimensionà la question de l.identité sexuelle. le film ne moralise ni n.essaie de fournir des réponses toutes faites, il nous encourage simplement à prendre en compte toutes les possibilités et à admettre que peut-être, il n.existe pas de vérité stable en ce qui concerne le sexe (d.où les références constantes au mythe platonicien de l.androgyne) et l.identité. tout ce que nous pouvons faire consiste à nous laisser aller à nos propres conclusions quant aux notres, et à laisser les autres en faire ce qui leur plaît, comme hedwig le fait.
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[Saturday
April 01 / 10:08 pm
]

le_cornflake


address unknown de kim ki duk (2001)

dans tous les films de kim ki duk que j.ai vus (the isle, address unkown, bad guy) ce qu.on voit à la surface diffère de manière assez spectaculaire de ce qui se trouve en-dessous. il travaille dans un langage de métaphores et d.allégories avec des personnages qui vont de la caricature jusqu.à l.archétype. Certains sont impénétrables et il est tout bonnement impossible d.éprouver une quelconque compassion/mépris envers eux pour une raison simple: l.attachement émotionnel au personnage n.est pas l.objectif du réalisateur. il crée un monde fictionnel qui s.improvise comme commentaire de celui dans lequel nous vivons.

en décortiquant les éclectiques habitants d.un village sud coréen isolé des années 70s, tout proche d.une base militaire américaine, ki-duk semble vouloir traiter d.un certains nombre de problèmes tels que la mondialisation (l.attitude des pseudo-caïds, le thème de l.anglais, le magazine playboy), les clivages entre les sexes, les races, l.importance de l.histoire (les constantes références aux souvenirs des vétérans), la tradition (le tir à l.arc), les relations à l.autre (la coréenne et le soldat américain), la guerre et la violence. le monde quasi-répulsif dans lequel se déroule le film dépasse tellement les bornes du psychologiquement insupportable que le spectateur finit par comprendre qu.il s'agit simplement d.un moyen justifié par une fin spécifique.

dans des films comme "the isle", l.humour noir et le sarcasme sont plus évidents tandis qu."address unkown" est un peu plus subtil mais il y a de nombreux indices qui laissent penser que ce film ne devrait pas être pris pour argent comptant. un excellent exemple est celui de la violence tellement intense et omniprésente qu.elle en devient risible.
bref, dans "address unknown", kim ki-duk s.illustre comme un des rares réalisateurs capables de produire un cinéma qui soit à la fois profond et accessible en évitant au possible tout cliché sur l.amérique ou les valeurs orientales traditionnelles. il y a là matière à réfléchir et à s.inspirer.
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[Saturday
April 01 / 12:12 pm
]

le_cornflake


cut, park chan wook (2004)

ceux qui sont familiers avec l.oeuvre de park chan wook ne seront pas étonnés de l.omniprésence du thème de la vengeance dans ce court-métrage sanglant à souhait qui se fait remarquer par une belle variation sur le sacro-saint thème du dilemme psychologique (un réalisateur et sa femme pianiste sont séquestrés par un figurant revanchard qui pose son otage à un choix quelque peu délicat: il doit tuer une petite fille à mains nues ou tous les cinq minutes, il coupera un autre doigt à sa femme au moyen d.une hâche). ici, tout le monde a des comptes à régler avec tout le monde et des confessions à faire, bon gré mal gré, et c.est dans les situations les plus morbides et désespérés que se dévoilent les parties les plus sombres et les plus inavouables de la nature humaine.
pas vraiment subtil, mais plutôt drôle, sarcastique et extraordinairement divertissant.

box, takashi miike (2004)

dans "box", miike se monte d'un lyrisme et d.une poésie qui contrastent de manière assez radicale avec ses autres films. un très bel exercice de style qui se trouve plus être une histoire de fantôme que de l."horreur" à proprement parler. l.histoire se délie de manière complexe et progressive à un rythme qui oscille entre la tranquilité de la neige et un suspense assez angoissant jusqu.au coup de théâtre final et symboliste qui laisse libre cours aux capacités herméneutiques du spectateur. bref, un court-métrage singulièrement beau mais mais assez inaccessible.


(j.avais précédemment fait la critique de la version long métrage de "dumplings" et je n.ai pas grand chose à rajouter, si ce n.est que la logique et la fin du court-métrage sont bien meilleures, à mon humble avis)
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[Friday
March 17 / 09:51 pm
]

immonde
Last days de Gus Van Sant (2005)



Vaguement inspirée de l'histoire de Kurt Cobain, ce film raconte les derniers jours de la vie d'une vedette rock, Blake.

Fin d'une trilogie sur l'errance, Gus Van Sant ne se demande pas dans ce film pourquoi c'est arrivé, mais plutôt comment c'est arrivé. En utilisant l'icone même d'une génération et de nombreuses autres références religieuses telles que Jésus et certaines divinités hindoues, il étudie la spiritualité jusqu'à sa déchéance. Dans des longs plans séquences d'une beauté enlevante, il démontre à la fois l'absurdité et la poésie, l'indicible et la déchéance.

Une belle expérimentation qui a donné des résultats.
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Oliver Twist [Friday
March 17 / 09:32 pm
]

immonde

Oliver Twist de Polanski (2005)

Adaptation du roman de Dickens du même nom, ce film raconte l'histoire d'Oliver, jeune orphelin qui, chassé de l'hospice se retrouve dans les rues de Londres entre les mains de méchants voleurs.

Un film pour enfants? Du moins c'était la mission de Polanski. Pourtant très prometteur, ce film trébuche en oubliant son public cible. Beaucoup trop sombre et cruel, lent et long, avec des scènes d'une violence assez troublante (des meurtres sanglants et des pendaisons) et surtout le rôle de figuration d'Oliver Twist. L'histoire, qui était pourtant la sienne, oublie le jeune garçon et la caméra se jete littéralement sur les adultes qui auraient du n'être que des soutiens au jeune Twist.

Néamoins, l'aspect esthétique est totalement éblouissant. La direction photo est magnifique, les costumes et les décors sont très réalistes. J'ai également aimé le personnage de Fagin, qui n'est ni gentil, ni méchant, et auquel on s'attache rapidement. La scène finale de ce personnage est tout simplement touchante.
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Monster [Monday
March 06 / 10:42 pm
]

kingbomber


Monster de Patty Jenkins (2004)

Aileen, femme perdue arrant sans but, se prostitue depuis ses 13 ans, le soir où elle décide de mettre fin à ses jours elle rencontre Selby, une jeune lesbienne pour qui elle attrapera le coup de foudre. Par amour et par protection, elle decide de continuer de se prostituer jusqu'au jour où elle se fait agressée par un client. Elle se retrouve dans la necessité de le tuer pour survivre, mais ceci est le début d'un engrenage monstrueux par simple volonté d'amour envers Selby...

Patty Jenkins signe ici un superbe film tiré d'une histoire vraie, celle de Aileen Wuornos, une prostitué ayant commis 6 meurtres entre 1989 et 1990, arrêtée elle sera condamnée à mort, et attendra 12 ans sa peine dans les couloirs de la mort...

Charlize Theron interprétant Aileen et Christina Ricci interprétant Selby, sont ici méconnaissables, ayant respectivement pris 15 et 9 kilos pour leurs rôles, un masque en latex et de fausses dents ont été utilisés pour littéralement changer le physique de Charlize Theron...

La réalisatrice, Patty Jenkins, et Charlize Theron ont approché la veritable Aileen Wuornos quelques mois avant son execution pour la préparation du rôle après avoir gagné sa confiance. Confiante et engagée dans le projet Charlize Theron a choisir de devenir co-productrice du film...

Charlize Theron a reçu pour ce rôle l'oscar de la meilleure actrice, l'ours d'argent de la meilleure actrice et le golden globe de la meilleure actrice dans un drame...


J'ai vu ce film, un matin, sur Canal+, je ne m'attendais pas à cela, et j'avoue même être parti quelques instants, pensant que c'était un film sans intérêt, mais je suis allé me renseigner sur le film étonné par le physique de Charlize Theron, et j'ai découvert tout ceci, l'histoire de cette femme est tout bonnement aussi incroyable que tragique, j'ai donc tout de même visionné la suite et je n'en suis pas ressorti déçu...

Tout d'abord par les sublime prestations des deux protagonistes, entre lesquels un intense amour va permettre à l'une d'entre elle de tuer par protection et par amour...

Une histoire d'amour, tragique et magnifique, entre deux êtres infortunés ne cherchant qu'à vivre heureux, mais ne trouvant que la nécessité de tuer pour permettre à leur amour de subsister...
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Arac Attack [Sunday
March 05 / 11:06 am
]

kingbomber


Arac Attack, les monstres à huit pattes

Dans une paisible petite cité minière, cité où tout le monde se connaît, vivent de paisible habitants, cette ville connaît une grave crise financière et comptent sur un mythique fillon d'or pour reprendre du poil de la bête, mais suite à un produit toxique tombé dans l'eau du lac, un elevage d'araignées se voit soumis à des transformations douteuses...

Ces araignées grossissent de façon considérable et elles s'en ovnt attaquer la ville à la recherche de chaire humaine, bien sûr toutes les communications sont coupées et seuls la bravoure et le courage de quelques habitants tenteront de mettre un terme à cette invasion...

A première vue, ce film semble être un navet de première, enchaînant situations clichés d'un film d'action banal, mais en réalité il se cache là-dessous un désir de parodie, de comédie, par des scènes drôles et recherchées...

L'affiche de ce film en témoigne : une sorte de remake de film des années 50 tels Les Monstres Attaquent la Ville ou Tarantula, où l'on voit l'affreux monstre gigantesque en arrière plan mais au premier plan au lieu de l'habituelle femme en détresse hurlant d'effroi, nous trouvons le héros hurlant d'effroi. Habituellement l'homme représente le courage, la force, et ce sera l'homme qui sauvera la ville (ou parfois même le monde), et dans c'est un peu dans cette lignée que le film se trouve, un mélange de parodie des films des années 50, de films d'épouvante et d'une comédie...amusante...

Il s'en trouve ainsi quelques scènes mémorables, que même le doublage, pourtant pas très excellent, parvient à nous faire sourire...

Malheureusement, et c'est là que ce film n'est pas un chef-d'oeuvre, c'est que l'idée n'est pas assez exploitée, il y a certes quelques personnages, quelques situations, amenant sans hésiter le rire, mais le reste du film ne reste pas à la hauteur...

Je pense qu'ils auraient dû pousser un petit peu plus ce concept quitte à abandonner l'idée de film d'épouvante, pour se lancer pleinement dans la comédie et la parodie, car les clins d'oeil aux film du genre ne suffisent pas...

On voit, par contre, un travail recherché pour ces araignées géantes, car on s'y attache à ces bestioles, leur petit bruit, les voix (même si cela parait absurde) qui leur sont données peuvent être qualifiés de mignonnes, attendrissantes, comme cette araignée restant accrochée à la voiture en lâchant quelques ¨"aïe aïe aïe", ou leur comportement et leur petite maladresse, se cogner contre une vitre, ou trébucher sur une voiture, j'ai été plutôt amusé qu'effrayé par ces bestioles, même l'énorme Tarentule ouvrant le passage à ses congénères (parfois n'hésitant pas à les écraser) m'a donné de l'affection pour elle (c'est même ma préférée)...

Enfin, bref, je trouve tout simplement que l'idée n'est pas assez exploitée, on aurait pu s'attendre à voir un ninja (ou même Chuck Norris) se battant avec rage contre ces arachnides sans être surpris une seconde. Ce qui ne rend pas ce film indispensable à voir, mais que l'on peut voir une fois sans penser d'avoir perdu son temps...

Au moins, pour les garçons, c'est l'occasion de voir la sublime Scarlett Johansson...
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[Saturday
February 18 / 02:04 am
]

le_cornflake


le chien jaune de mongolie, byambasuren davaa (2005)

nansa est la fille ainée d'une famille fermière nomade, conforme à la tradition mongole. elle rentre de la ville où elle vas à l'école pour les vacances et trouve un petit chien dans une grotte. elle va tout faire pour garder ce compagnon malgré les craintes superstitieuses de son père.

en lisant ce synopsis, vous pensez peut-être que ce film ne vaut pas la peine, qu'il ne se passe pas grand chose, qu'il s'agit simplement d'un film bourré de bons sentiments pour les gosses. vous n'avez pas totalement raison, vous n'avez pas totalement tort. c'est sûr, ne vous attendez pas à une action superproductionesque, mais il est indéniable que ce film est, esthétiquement et artistiquement parlant, un petit chef d'oeuvre dans son genre.
ce film d'une simplicité surprenante a pour seuls atouts la beauté des paysages qu'il nous montre, la représentation fidèle et pure qu'il nous donne d'un monde où la nature n'a pas été violentée et règne encore en maîtresse, et surtout, la sincérité et le talent de ses acteurs (qui sont d'ailleurs tous les membres d'une vraie même famille). et quels atouts!
ici, on ne cherche pas à faire passer un message quelconque, un message environnemental, on ne fait pas l'éloge du style de vie perdu des nomades mongols. non, on se contente de montrer les faits avec délicatesse: la jeune femme qui ne sait pas que l'instrument en matière synthétique que son mari lui a rapporté de la ville fondra avec la chaleur du lait qu'elle fait bouillir, les enfants émerveillés devant un simple jouet à piles, qui s'amusent avec une lampe de poche, autant de petits clins d'oeil à la séparation entre les citadins et les rares familles qui continuent à vivre par choix en harmonie avec le passé et la nature inviolée. et ces allusions n'accusent rien ni personne, ne prennent pas parti, et se contentent d'être le témoignage d'une beauté presque oubliée qu'il serait fâcheux de détruire.

spoiler meilleure moment du filmCollapse )

une belle expérience qui nous amène tout près de gens qui sont pourtant si loin de nous, de notre mode de vie, nos croyances, et dont l'atmosphère très douce (rare dans le cinéma actuel) fera que vous vous laisserez emporter par les chants mongoliens jusqu'au collines où nansa fait paître son troupeau, avant de revenir à votre salon moderne, votre technologie, et ce sans qu'un monde ose vouloir primer sur l'autre, dans un équilibre respectueux qui rappelle l'ordre naturel, bien que malheureusement, cette beauté de la nature soit peu à peu grignotée par les décennies qui passent.
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Lucia y el sexo [Monday
February 13 / 09:48 pm
]

immonde


Lucia y el sexo de Julio Medem (2002)

Après avoir appris la mort de son petit ami, Lucia disparaît sur une petite île méditarranéenne afin de se ressourcer. Dans le calme de son exil, elle découvre certains aspects inquiétants de sa dernière relation.

La question posée par le film, à savoir si l'art justifie une déstructuration jusqu'à la destruction complète, est particulièrement originale et bien questionnée. L'histoire se tord et se retord dans tous les sens.

Ce film vascille entre le romantisme innocent, lumineux et utopique, ainsi que le drame sexuel décousu. Même s'ils sont parfois tordus, les personnes sont terriblement attachants, beaux, lumineux. Je suis tombée amoureuse de l'écrivain Lorenzo, attendrissant, mignon et pourtant si tourmenté.

La première partie du film est véritablement un chef-d'oeuvre, mais j'ai moins aimé la partie plus glauque du récit qui tombe parfois dans les longueurs (2h30, c'était vraiment trop). La réalisation reste incroyable, les plans sont de véritables peintures, la musique est enveloppante.

un extrait du film, un des meilleurs, d'ailleurs
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La Vie est un Miracle de Emir Kusturica [Tuesday
February 14 / 02:40 am
]

kingbomber


La Vie est un Miracle, réalisé par Emir Kusturica en 2004, est tout simplement un film extra-ordinaire, pour peu que vous ayez déjà vu des films de Kusturica, vous ne serez pas dépaysé, si c'est la première fois, vous en sortirez autrement...

Toute l'histoire se passe en Bosnie, en 1992, Luka veut amener le tourisme dans son village par le biais d'une ligne de chemin de fer, mais tout bascule le jour où la guerre éclate, la ligne de chemin de faire n'amène plus le tourisme mais la guerre, tout bascule surtout pour Luka qui voit sa femme partir avec un musicien et son fils enrôlé dans l'armée, jusqu'au jour où il rencontre Sabaha, une jeune et jolie musulmane...

Kusturica nous montre, par ce film, que malgrè la guerre et toutes ses conséquances dévastatrices, le bonheur et l'amour subsiste encore et toujours et, durant près de deux heures et demie que l'on ne voit pas passer, il nous emmène à travers un voyage où se mêlent bonheur, humour, amour et tristesse...

Par ces paysages fantastiques et colorés de la Bosnie, par sa musique superbe et entraînante par Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra, par les acteurs géniaux et formidables (sans compter la beauté de Natasa Solak qui interprète le rôle de Sabaha)...

A la fin de ce film, j'eprouvais des sensations bizarres mêlant amour, joie et tristesse après une histoire bouleversante et émouvante dans un décor et des paysages somptueux et des musiques traditionnelles nous emmenant dans un rêve inexplicable...

Même si le début du film est un peu long, quoique restant drôle beau, on ne peut regretter d'avoir vu cette oeuvre romantique, utopique, tragique et drôle...

Une chasse à l'ours surprenante, une fête endiablée, une partie d'échec inédite sont des scènes que l'on ne peut oublier, avec la meilleure scène de foot jamais tournée...

Ce film a la capacité de nous rendre heureux, triste et amoureux à la fois tout en gardant un espoir de bonheur tout au long du film alors que derrière tout ceci la guerre fait ravage dans le pays...

Les musiques traditionnelles, entraînantes et endiablées sont de Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra...

"Je dirais que c'est un film tristement optimiste (...). Aujourd'hui, tout le reste fout le camp. Sans sombrer dans le pessimisme, on doit rester réaliste face à tout ce qu'on voit. Le siècle dernier a été marqué par les conflits; pourtant, j'ai l'impression qu'il y avait plus d'espoir que maintenant. (...) Dans notre monde dépourvu d'utopie, nous devons nous construire notre propre utopie, parce que chaque esprit sauvé, chaque âme sauvée, nous apporte quelque chose." Emir Kusturica

Ce film me rend heureux.

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[Monday
February 13 / 01:24 am
]

kingbomber

Pochette Originale


Pochette Modifiée

C'est Arrivé Près de Chez Vous de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoit Poelvoorde (1922)

Premier film de et avec Benoit Poelvoorde en collaboration avec Remy Belvaux et André Bonzel en 1992, C'est Arrivé Près de Chez Vous est à la fois une comédie et un thriller sanguinaire qui vous emmènera au-delà des limites esperées...

Ben (Benoit Poelvoorde), petit tueur en série qui travaille à son compte, est suivi par une équipe de télévision dans sa vie, son passe-temps, son loisir, ses tueries. Enchaînant les crimes, les meurtres, tout en détaillant ses pensées, ses passions, sa famille, ses amis, Ben va amener cette petite équipe à passer du niveau d'observateur, à celui de complice du tueur, n'hésitant pas à prendre goût à l'acte...

Thriller sanguinaire tourné en noir et blanc, déconseillé aux âmes sensibles avec, pourtant, une petite touche d'humoir (noir) le tout joué par un Benoit Poelvoorde hallucinant et remarquable, C'est Arrivé Près de Chez Vous peut également être consideré comme un film d'anticipation sur l'impact des médias et des emissions de...télé-réalité, jusqu'au peut-on aller pour divertir le public ? Jusqu'à suivre les pas d'un tueur sachant garder son sang froid dans n'importe quelle situation, que ce soit dans ses crimes ou sa vie quotidienne auprès de sa famille et de ses amis...

Un excellent film, apologie du voyeurisme, dans une mise en scène documentaire et réaliste avec des acteurs étonnants (quoique pour certains manquant de crédibilité)...

A savoir que, dans le film, la mère et les grands-parents de Ben ne sont autre que la mère et les grand-parents de Benoit Poelvoorde...

Petite anecdote pour la pochette du dvd, qui au départ représentait Ben le tueur en contre-plongée, tirant sur une personne (hors-champ) où l'on apercevait seulement une giclèe de sang et une tutute. Par pudeur et pour éviter le choc, la tutute a été remplacé par un dentier...

Un film, résolument conseillé aux personnes averties, mais qui ne doit être manqué sous aucun pretexte...
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[Sunday
February 05 / 10:14 pm
]

le_cornflake


nouvelle cuisine de fruit chan (2004)

cela fait 1400 ans que les raviolis chinois ont conquéri le coeur culinaire des nippons. une fois croqué, ces petites boules de pâte libérent leur coeur juteux de viande et de légumes pour le plus grand plaisir du consommateur gastronome. ceux de tante mei, une (jeune?) ex-chirurgienne qui habite désormais dans un petit appartement d'un quartier pauvre, auraient le pouvoir de rajeunir ceux qui en mangent. madame lee, une beuté d'antan décrépie se rend chez mei pour goûter à cet étrange met et en constater les effets. mais quel terrible ingrédient secret se cache derrière pareil plat? derrière la couleur rose vif que l'on distingue par transparence derrière la fine couche de pâte?

oscillant entre la poésie délicate de la préparation des raviolis, et l'horreur de leur provenance, fruit chan nous offre ici un répugnant vaudeville qui ne laissera personne de marbre. le réalisateur sait quoi montrer et comment le montrer afin de produire le dégoût et la fascination du spectateur qui ne peut se résoudre à perdre une seconde du spectacle peu ragoûtant qui s'offre à ses yeux. par exemple, quand madame lee goûte pour la première fois les raviolis de mei, ou que cette dernière croque nonchalament un foetus grand comme son pouce, on ne nous épargne aucun des bruits de ces dégoûtantes dégustations, qu'il s'agisse de craquements, de succions, de claquements de langue et clapotis mouillés en tous genres.
au fur et à mesure que madame lee s'accomode du savoir de la provenance de ce plat miracle et de leur consommation, le film évolue progressivement d'une horreur suggérée à une exposition sans complexe de l'arrière cuisine de tante mei (en nous montrant tantine qui brandit un avorton de 5 mois avant de le hacher comme une vulgaire pièce de porc, par exemple). ce qu'il y a d'assez exceptionnel dans ce film, c'est l'utilisation intelligente d'un tas de taboos qui s'entrelacent d'une manière particulièrement sombre (l'adultère, l'incest, l'avortement illégal, le cannibalisme) sans pour autant tomber dans le grotesque ou le grand guignol. bien au contraire, et ce malgré l'étiquette "fantastique" ou "horreur" que ce film s'est souvent vu attribué, la cinématographie et l'image sont très douces et belles, et le film conserve une esthétique à la limite du lyrisme dans certaines scènes.

notez que si vous avez vu ce film et il vous a plus, il fait partie d'une trilogie de trois films japonais appelée les 3 extrêmes, les deux autres films étant coupez! de park chan wood et la boîte de takashi miike.
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[Wednesday
January 25 / 05:58 pm
]

embuscade
Les tortues volent aussi de Bahman Ghobadi (2004)

Le film se déroule au Kurdistan, tout près de la frontière entre la Turquie et l'Iran. Bien qu'il ait été tourné après l'invasion américaine en Irak, les évènements racontés se passant avant la chute de Saddam Hussein. Kak Satellite est un jeune garçon qui travaille dans son village à poser des antennes afin de pouvoir, lui et les villageois, prendre les nouvelles du monde, notamment en ce qui concerne une possible guerre dans leur pays. Il tombera éventuellement en amour avec Agrin (qui cache un lourd secret) et sera ébranlé par son frère manchot qui peut prédire l'avenir. Il s'occupe aussi d'une bande d'enfants qui travaillent à déminer les terres avoisinantes.

Ce film m'a laissé complètement muette et en sanglots. C'est filmé de façon très poétique et les personnages (presque tous des enfants, et ce sont des acteurs non professionels) sont très attachants, il est impossible de rester de marbre devant ces images. On sent définitivement la douleur d'un peuple déchiré par la guerre et la pauvreté. Ça se termine sur une note très sombre et ça me plaît beaucoup car il est évident que dans une situation comme celle-ci, il ne peut pas y avoir de «happy ending».

Je vous le conseille fortement si vous ne l'avez pas encore vu.

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[Wednesday
January 25 / 07:43 pm
]

le_cornflake


i heart huckabees de david o. russel (2004)

albert travaille pour huckabees, "the everything store" selon leur célèbre campagne de publicité; mais le jeune homme, pseudo-poète sans talent, se trouve constamment relégué au second rang à cause du charisme purement commerical de son associé qui lui, ne se perd pas en intentions artistiques et questionnements métaphysiques. un jour, il tombe par hasard sur la carte des jaffes, un coulpe de "détectives", mais mr et mme jaffe ne sont pas n'importe quels détectives, ce sont des détectives "existentiels" qui, moyennant une certaine somme, se proposent de vous observer afin de répondre à toutes les questions qui vous tourmentent en ce qui concerne le but de la vie et l'essence humaine et tout ce jazz. s'ensuit un enchaînement de situations cocasses et toujours drôles, où personne ne sait jamais vraiment de quoi il parle ni pourquoi il en parle, où les prétendus penseurs prennent l'excuse de l'infini retour au "drame humain" qui nous empêche de demeurer en situation d'"essence pure" (qui est atteint, soit dit en passant, en se frappant la tête à coups de ballon de baudruche).

david o. russel déploie ici des trésors d'imagination et de drôlerie subtile, et sa satire n'épargne personne: du petit gars qui se démène pour trouver la "vérité" et les réponses qui vont avec jusqu'au mannequin sans cervelle et malléable. les personnages, naïfs et exaltés à souhait, sont tous aussi attachants les uns que les autres et le jeu d'acteur est remarquable. fait étonnant, on a ici un dustin hoffman qui s'en sort très bien dans le rôle du beauf pompier suburbain transformé en parfait petit intello critique de la société par un simple livre. livre écrit par catherine vauban, une philosophe française jouée par huppert plus que crédible dans la peau de la madame sentencieuse au fort accent qui n'hésite pas à abandonner son idéal de l'essence pure pour se faire son jeune élève. bref, ce film est une perle d'humour intelligent à la limite de l'absurde, à voir absolument ne serait-ce que par respect pour le philosophe enjoué qui someille (ou qui est bien réveillé) en nous.

pour vous mettre dans l'ambiance, voici une brochette de répliques assez inoubliables (des traductions, j'ai regardé la vo):

tommy corn: on n'est pas dans l'infini! on est dans la banlieue!

vivian jaffe: vous avez déjà transcendé le temps et l'espace?
albert markovski: oui. heu non, le temps...pas l'espace. non, je ne sais pas de quoi vous parlez.

albert markovski qui vient de faire l'exercice du sac de couchage magique: non! je ne veux pas y retourner! il n'y a que des visages haineux que je dois découper à la machette!

vivian jaffe: passif agressif.
brad stand: ta gueule!
bernard jaffe: agressif agressif.

tommy corn qui surprend catherine et albert nus au lit: je pensais qu'on était un trio platonique, pas une espèce de club d'obsédés sexuels! c'est des conneries!
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[Saturday
January 21 / 10:04 am
]

immonde
Bernie d'Albert Dupontel (1996)

Bernie, simple d'esprit, sort de l'orphelinat pour tenter de retrouver ses parents. Il se croit alors victime d'un complot et retrouve ses parents pour les "protéger".

Bernie est une comédie noire qui frappe à coup de pelles. Dès les premières images, j'ai grimacé. Et fort. Puis, je me suis mise à rire, encore plus fort.

La qualité de ce film ne réside pas dans la réalisation selon moi, mais davantage dans le scénario où les idées folles se mélangent (croquer un serin, tuer les gens à coup de pelles, mettre la tête de quelqu'un dans un four micro-ondes, tuer des gens avec des gouttières), et surtout dans l'interprétation magistrale d'Albert Dupontel. Car, Bernie repose tout d'abord dans la construction et l'interprétation du personnage principal, qui, même s'il tue des gens sauvagement, demeure extremement attachant (surtout quand il parle de ses zamis les hyenes). L'histoire d'un amour naïf qui tombe dans le sanglant.

Étrangement, Bernie m'a fait penser aux dessins animés du genre Itchy et Scrachy. Le même humour, la même naïveté. Et pourtant, des barrières ont été défoncées, car déjà, on passe avec la caméra à la réalité.

Une belle curiosité.
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Emprise (La Main de Dieu) [Saturday
January 21 / 12:11 pm
]

kingbomber


Emprise de Bill Paxton

Bill Paxton, acteur américain, arrive et se dit "Tiens j'vais réaliser un film, comme ça j'pourrai me donner un rôle important dedans, qu'importe le scénario, la trame ou quoique ce soit" et il a réalisé Emprise...

Avec Matthew McConaughey (En direct sur Ed TV, Le règne du feu) dans le rôle principal de l'élu de Dieu...

Ah bah ouais on va parler du scénario quand même, alors c'est pas compliqué un jour un honorable père de famille, veuf, et deux enfants, voit, par une belle nuit d'été une vision : un ange lui confie une mission de la plus extrême importance, éliminer, détruire des démons. Pour cela Dieu lui donne trois armes (des gants, une hache et une matraque en fer) qui vont lui servir à détruire ces fameux méchants et horribles démons, ses mains permettront de révéler la verité lorsqu'il les toucheront. Et plus tard un ange vient lui parler (sous une voiture) pour lui donner la première liste des démons à détruire. En honnête père de famille il raconte tout cela à ses enfants qui sont aussi chargés de cette mission (ils sont âgés à peine d'une dizaine d'année, allez un douzaine pour pas chipoter)...

En réalité toute cette histoire est un flash-back que raconte Adam, l'un des enfants à un officier du FBI (qui a de la peine à le croire), l'officier l'écoute tout de même et ils se rendent dans la roseraie où les corps sont supposés être enterrés (de ces fameux démons), tout ceci pour juste montrer que l'officier est un de ces démons et que Adam puisse le détruire en toute tranquilité...

Bref, le scénario est tordu et totalement, non pas farfelu, mais stupide, des rebondissements que l'on anticipe allégrement (Oh mais je suis sûr que lui c'est le tueur...qu'est-ce que je disais), les acteurs sont limites, ne parlons pas du doublage, et, ce film ne fait même pas peur (pour vous dire)...

J'ai totalement perdu mon temps à regarder ce film, tellement qu'au bout d'une heure trente je croyais qu'il s'était passé trois heures, que je me suis bouffé les ongles des doigts et que j'espérais attendre un message de Dieu dans le relfet de mon écran sur la gourmette de mon bras gauche...

Ce scénario est entièrement prévisible et d'énormes erreurs ont été commises notamment celui-ci : Adam (le tueur...oups) trouve une photo de l'officier du FBI avec sa mère, sur cette photo il est en uniforme de police, plus tard Adam dit à John (l'officier) "Vous n'avez pas retrouvé l'assassin de votre mère, (ndlr : elle a été assassiné) c'est pour cela que vous vous êtes engagé dans la police
- Que vous êtes perspicace, répond John", mais pourtant sur la photo avec sa môman il était bien en uniforme (?!?!?!)...

Aaah la musique, faut dire que je me suis tellement ennuyé que je ne l'ai pas écouté...

Les acteurs sont décevants (ou totalement dénués de talent), ils ne savent même pas feindre la surprise ou la douleur...

Ah et il y a certaines choses aussi, Fenton (le deuxième fils) ne croit pas son père (en réalité Fenton est un démon...sans blague) et il trouve ceci un peu absurde qu'il obéisse à Dieu au doigt et à l'oeil or son père lui demande de creuser un trou de trois mètres de pronfondeurs et de 5 mètres de côté et il s'exécute sans broncher pour dire une fois terminé "J'ai fait ça parce que tu me l'avais demandé", parce que son père l'avait demandé, m'enfin...

Nous allons maintenant évoquer le message final de ce film qui est totalement immoral et injuste envers les lois de la Sainte Amérique Protectrice de la Liberté...

Tout d'abord, les démons évoqués ci-dessous ne sont pas des démons affreux que l'on imagine en train de concocter des plans diaboliques pour mettre fin à l'humanité, non ,ce sont seulement des personnes comme les autres qui ont commis des crimes, comme il y en a déjà beaucoup dans notre monde, comme quoi un démon c'est pas si rare...

Ensuite, le message final nous montre que Au nom de Dieu nous pouvons éliminer, détruire, tuer les personnes ayant commis des crimes (notamment des meurtres), et ceci en toute impunité puisque Dieu nous a choisit pour être : La Main de Dieu...

Dès demain je commence la mission que m'a affecté Dieu et l'on ne pourra rien me reprocher...

Je déconseille totalement ce film...
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[Friday
January 20 / 11:14 am
]

immonde
Underground de Emir Kusturica (1995)

Ce film débute en 1941 à Belgrade. Marko, petit cadre communiste vient de faire entrer son ami Blacky dans le Parti quand la guerre commence. Ils s'engagent dans la résistance et volent les riches pour redonner aux pauvres. Cependant, Natalja dont est amoureux Blacky (et Marko, secrètement) se fait courtiser par un officier nazi et les deux amis font tout en leur pouvoir pour la ravoir. Au plus fort du conflit, Marko s'arrange pour enfermer Blacky et ses amis dans un sous-soul, en leur disant que c'est pour les protéger des nazis, afin de pouvoir garder Nataljia pour lui seul. Il continuera de les exploiter pendant 20 ans en les gardant dans l'ignorance. Avec sa propanghande, ils leur fait croire que les nazis attaquent toujours... Jusqu'au jour où ils sortiront pour découvrir la guerre civile qui ravage leur pays.

Dans un tragi-comédie surréaliste, démesurée, complètement folle, baroque et survoltée, Emir Kusturica évoque symboliquement l'histoire de son pays, l'ex-Yougoslavie. J'ai aimé le fait que les personnages principaux représentent symboliquement des personnages célèbres: Marko représente Tito et Blacky Milosevic. J'ai adoré la symbolique du sous-sol, qui représente la symbolique de la caverne, où les gens enfermés ont une vision déformée de la réalité. Cette vision est provoquée par la propaghande que Marko a organisée. Cependant, ce sous-sol est totalement auto-suffisant, à l'image du communisme de Tito, indépendant du communisme de la Russie.

Les personnages et la musique endiablée tsigane sont aussi fous que l'histoire. Ils vont au bout d'eux-mêmes, explosent.

Il y a également de nombreuses dénonciations dans ce film: les casques bleus qui n'interviennent pas et qui profitent même de la situation, l'Allemagne qui profite de la situation, etc.

En fait, ce qui fait de ce film un véritable chef-d'oeuvre (il a gagné le prix du meilleur film au festival de cannes en 1995), c'est toute sa poésie. Malgré certaines scènes totalement hilarantes et survoltés, certaines touchent directement au coeur, notamment les scènes montrant les morts des personnages. Cette poésie est davantage présente dans l'image que dans les dialogues, alors j'ai trouvé juste de vous présenter cette poésie en images...


(hommage à Atalante de Jean Vigo)




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Funny Games de Michael Haneke (1997) [Friday
January 20 / 03:57 pm
]

kingbomber


Funny Games, réalisé en 1997 par Michael Hanake, réalisateur indépendant autrichien et auteur de nombreux films psychologiques tels que Benny's Videos ou plus recemment Caché.

Les vacances viennent de commencer, Anna, Georg et leur fils ont prévu de passer quelques semaines dans leur résidence secondaire. En passant devant la demeure de leurs voisins il se prévoient une partie de golf pour le lendemain et demandent de l'aide pour mettre le bateau à l'eau (tout ceci pour vous dire que ce sont de riches personnes), tout se passe bien jusqu'à ce que Peter débarque pour demander 4 oeufs...

Pour vous dire, ce film peut marquer les personnes, et, en ayant fait l'expérience, il ne laisse pas de marbre, Haneke a la capacité par le biais de ce film d'établir une intense pression psychologique sur les spectateurs (peut-être parce qu'il a étudié la psychologie), et, il joue de ceci tout au long de la séance. Pour la petite anecdote, lors de sa sortie au cinéma, des spectateurs sont sortis en pleine séance tellement ils ne pouvaient plus tenir face à ce mélange de film d'horreur et au drame psychologique, j'entends evidemment par film d'horreur, non pas l'horreur visuelle (oh c'est gore y'a du sang partout) mais bien une horreur dans notre tête...

En effet, tout d'abord, dans ce film on ne voit rien, par exemple, au début du film on ne voit pas les personnages, la caméra est fixé sur un certain plan, ici l'auto-radio, et tout bouge autour de ceci, on aperçoit les mains changeant de cd, augmentant le volume et on entend les voix, les personnages qui se parlent entre eux, et il existe énormément de séquences faites de la même manière, du coup nous sommes obligés d'imaginer et de deviner ce qu'il se passe autour du plan (ce qui est très caractéristique et parfois choquant dans certaines scènes)...

Je n'aime pas trop parler de ce film, la meilleure solution étant de le voir, pour moi c'est tout simplement LE meilleur film "d'horreur psychologique" que je n'ai jamais vu...

Et ceci, plus diverses raisons, aussi bien les dialogues que l'interactivité...

Si on prenait les dialogues sans le contexte du film, on pourrait rapidement le rapprocher au "nanar" ou à la comédie, on pourrait en rire facilement, mais, dans ce film je peux vous assurer que ces dialogues ne prêtent aucunement à rire, j'ai essayé mais je n'ai pas réussi, le rire est une chose ne pouvant se pratiquer dans ce film. Même si l'on a un esprit décalé et si l'on aime les situations de ce genre, on ne peut rire. Moi-même, en regardant des films d'horreur habituels, je ris tout au long de ces films que dand Funny Games, une atmosphère spécifique s'installe et nous empêche d'utiliser nos zygomatiques...

Ensuite, il existe une interactivité hors du commun, entre les personnages et les spectateurs, ce qui ne laisse pas indifférent et permet d'établir une connection non négligeable accentuant une pression sur le spectateur : il ne voit plus le film du même oeil, le voyant ainsi plus réaliste, le rendant ainsi d'autant plus frustrant que choquant...

Bref, je pourrai prendre l'exemple de certaines scènes pour montrer plus clairement cette pression que donne le film, mais ce serait tout simplement gâcher le plaisir de la surprise...

En clair, ce film est un chef d'oeuvre, les acteurs sont aussi époustouflants que le film et il vous laissera littéralement sur le cul...

A préciser qu'à la différence des traditionnels films d'horreur, dans ce film on ne sursaute pas. Habituellement, la musique, les bruits ont tendance à faire sursauter les personnes, surpris par un cri innatendu ou autre, que dans Funny Games, ce serait plutôt l'absence de bruit et de musique et n'entendre que le souffle de la victime qui nous feraient stresser...

Je conseille ce film à tous les amateurs du genre qui ne pourront que l'apprécier et le déconseille aux âmes sensibles (ils pourraient en faire des cauchemars)...
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